Reconstruire la gauche

Rassembler à gauche

Laurent Fabius Point Net

Invitation au rassemblement national du pôle des reconstructeurs

Cher(e) camarade,

Alors que les mauvaises nouvelles s’accumulent – crise financière, crise alimentaire, explosion des prix de l’énergie, baisse du pouvoir d’achat, croissance en berne -, N. Sarkozy et son gouvernement mettent en œuvre mois après mois une politique économiquement inefficace et injuste, une politique de régression sociale et de casse des services publics, une politique de recul démocratique et citoyen.

Face à N. Sarkozy, reconnaissons-le, la gauche n’est pas assez audible. Absence de ligne directrice dans notre démarche d’opposition, manque de crédibilité et de renouvellement de nos propositions, éparpillement des équipes et insuffisance d’esprit collectif. D’où l’importance du Congrès de novembre 2008. Les Français ne comprendraient pas que nous ne nous saisissions pas de cette occasion pour dépasser ces difficultés et construire l’alternative de gauche qu’ils attendent.

Ce congrès ne sera pas un congrès ordinaire. En fonction de son résultat, en fonction des équipes dirigeantes qui en sortiront, le Parti socialiste pourra devenir le grand parti moderne de toute la gauche que nous appelons de nos vœux, ou au contraire il pourra se fourvoyer sur des orientations certes conformes à l’air du temps, mais en rupture avec notre identité de socialiste et de surcroît sans réelle logique électorale. De ce congrès dépendra l’existence d’une gauche de gouvernement à la fois de gauche et crédible.

Face à cet enjeu inédit dans l’histoire récente du parti, nous avons pris l’initiative avec des camarades de sensibilités diverses d’un processus de débat en vue de rendre possible le rassemblement de tous les socialistes au service de la gauche et de la France.

Ce pôle des reconstructeurs organise une journée nationale d’échanges et de débats le dimanche 1er juin 2008 qui se tiendra en présence de ses différents responsables et notamment de Laurent Fabius. C’est une étape très importante dans la préparation du Congrès et nous comptons vivement sur ta présence. Merci de renvoyer à l’adresse indiquée le bulletin d’inscription que tu trouveras ci-joint. Pour participer aux frais et contribuer à la vie de notre sensibilité, tu peux également faire un don à l’aide du formulaire inclus (minimum 15€). D’avance nous t’en remercions.

En espérant t’y retrouver et avec mes amitiés socialistes,

Claude Bartolone

Programme prévisionnel

9h: Accueil par le Maire du 13ème arrondissement

9h15: Retour sur la déclaration de principes du Parti Socialiste

10h – 11h30: Nous voulons prendre au sérieux la rénovation de la gauche et du PS

11h30-13h: Nous voulons un autre modèle de croissance crédible et réaliste dans la mondialisation

13h – 14h30: Déjeuner libre

14h30 – 16h: Nous voulons fonder un nouveau pacte républicain sur nos valeurs

16h – 17h: Conclusion des travaux

RASSEMBLEMENT NATIONAL DU PÔLE DES RECONSTRUCTEURS
DIMANCHE 1er JUIN 2008 – 9 h / 17 h
Ecole Nationale Supérieure des Arts & Métiers
151 boulevard de l’Hôpital – 75 013 PARIS
M° Place d’Italie (lignes 5, 6, 7) ou Campo Formio (ligne 5), Bus : 57-67-83.

Mar, 13/05/2008 - 11:36

Le Mar, 27/05/2008 - 14:29

Les marchés financiers ne peuvent nous gouverner !

Si je prends pour acquis les déclarations des uns ou autres éléphants, lionceaux ou je ne sais quel autre animal, la période arrêtée pour le congrès de Reims en novembre prochain devrait permettre une diminution des températures de façon significative tant le bouillonnement des esprits devient alarmant. A quelques mois du congrès, nous assistons à une course sans fin vers la droite.

Souvenez-vous, Manuel Valls ancien collaborateur de Jospin était le premier à prôner une orientation libérale. "Je veux aider à concilier la gauche avec la pensée libérale", proclamait le député-maire d’Evry. Ou encore "Les anglo-saxons ont une souplesse que nous Français, nous latins, n’avons pas toujours" , soulignait-il, louchant vers Tony Blair et les démocrates américains. Il proposait même de changer le nom du parti socialiste. Un peu comme la femme qui tente d’enlever désespérément cette tâche sur son tailleur "Chanel" pour ne pas mourir de honte en société.

A sa manière Manuel Valls est cohérent. Changer le contenant n’altère en rien le contenu sauf à modifier également celui-ci !

A ce jeu là, il n’est pas le seul. Lundi soir dans l’émission "Mots Croisés" de France 2, Vincent Peillon vient de faire des déclarations époustouflantes pour un socialiste. Il vient, d’un coup, approuver le service minimum dans l’Education nationale et les 10000 suppressions de postes. Comme aime le dire si bien son chef de file "juste" pour mieux s’afficher "responsable" et "moderne"... Effaçant ainsi d’un trait ses propos du 22 avril dernier sur iTélé

http://web.mac.com/vincent.peillon/iWeb/Site/Accueil/22144AD7-C78A-4FFF-84DF-7415F939FBF5.html

Cela devient l’opération "Plus à droite que moi, tu meurs !" Ainsi notre camarade Vincent Peillon, porte-drapeau de Ségolène Royal déclarait : "Faire un service minimum n’est pas dérangeant" annonça-t-il.

Vous êtes donc plutôt pour ?, s’étonna l’animateur, Yves Calvi.

VP : "Je pense oui. Le vrai problème, ce n’est pas les 10000 postes. Tous ceux qui connaissent ce dossier savent que ce n’est pas la question. D’ailleurs, Sarkozy en demandait plus de 20000. La question, c’est d’être capable de dire ce qu’on fait de l’éducation dans ce pays, et comment après, effectivement, on va soustraire ces 10000 postes."

L’animateur s’en trouva estomaqué :

Y. Calvi : "Si successivement vous nous dites que vous êtes d’accord sur le service minimum et sur les réductions d’effectifs alors là, je dois dire, la gauche est en train de beaucoup évoluer dans ce pays ! "

"Ecoutez, ça me semble une évidence" , confirma Vincent Peillon. " Il regrettait la "méthode du gouvernement" , "des "erreurs de communication", mais il appuyait les mesures.

Les deux duettistes jouent le même numéro sur les retraites.

" Bien sûr, il faut faire des réformes. Il faut savoir être courageux ", dixit Vincent Peillon.

Et aussitôt Manuel Valls reprend : " Nous aurions dû être plus clairs et plus courageux en 2003 au moment de la réforme Fillon, nous aurions dû soutenir les initiatives de la CFDT et de François Chérèque ".

Pendant la grève des cheminots, le même louait les " syndicats courageux" qui appellent à la reprise du travail. Lorsque le député d’Evry conclut que, au PS, " le courage aurait dû nous conduire à mettre tout de suite en œuvre le chantier de la rénovation, de la refondation" , on devine que les acquis du Conseil National de la Résistance seront défendus avec hargne...

Dans ce concert d’une stratégie à tout va le maire de Paris vient y apporter sa touche personnelle avec son livre " De l’audace" , pour mieux asséner derrière : " je suis libéral".

Visiblement pour certain la "rénovation" est synonyme de renoncement. Renoncement aux principes qui fondent le socialisme, renoncement à notre histoire, à notre culture. D’ailleurs, ces personnes ne montent plus à l’assaut contre les excès du libéralisme mais contre le marxisme. L’ennemi ne serait plus la droite mais "la dégénérescence stalinienne" ! Pourtant, la reconnaissance de l’économie de marché ne résulte pas de la nouvelle Déclaration de principe. Les socialistes ont reconnu l’économie de marché dès les années quatre-vingt ! Par contre, au congrès de Lille, ils ont rejeté toute dérive droitière.

Alors d’où vient cette volonté saugrenue d’apporter une nouvelle définition du socialisme ou du moins d’associer au libéralisme le socialisme ? Cette démarche est-elle conforme au concept jaurésien "’d’aller à l’idéal et de comprendre le réel " ? A mon humble avis, non ! L’évolution si tant est qu’elle existe repose non seulement sur l’abandon dans la nouvelle Déclaration de Principe de la notion de "révolutionnaire" mais aussi à une forme de renonciation pour ne pas dire de "soumission". Les cadres du PS refusent d’affronter les bénéficiaires de la rente. Pour les Valls, Peillon, Montebourg, Dray, Moscovici l’accumulation de méga-profits et /ou des dividendes astronomiques n’est plus ou ne sont pas choquant. La destruction des emplois au profit du capital est devenue une norme tolérable et acceptable. En réalité, ces "ténors" du parti donnent des gages d’allégeance au pouvoir financier. D’ailleurs, à l’exception de Laurent Fabius aucun(e) des prétendants au poste de Premier Secrétaire ne dénoncent les licenciements massifs ni les fermetures d’usines encore moins l’absence de distribution de la richesse produite. Pour s’en convaincre il suffit de faire un tour sur leurs sites internet. Même les anciens trotskystes Dray, Moscovici, Cambadélis ne se révoltent pas devant les excès du nouveau capitalisme !

Par conséquent, chaque soumission à l’ordre est convertie en une preuve d’ " audace "

, de " courage". Un " courage" qui ne conduit jamais ces téméraires à affronter comme le disait Mitterrand "les forces de l’Argent".

Tout cela pour aboutir à un résultat, se déclarer de gauche est devenu anxiogène aujourd’hui même si on n’est pas un antilibéral.
A cet égard, le Pôle des Reconstructeurs à l'ambition de reconstruire le Parti socialiste.

Jean-Marie Mendy Section Aumale

Le Lun, 26/05/2008 - 13:56

Veillez reserver aux amis de Laurent FABIUS de la fédération du Val d'Oise Section d'Argenteuil que je représente 10 places.

Il n'y a aucun commentaire à faire, si ce n'est de vous encourager à ne pas vous laisser distancer par les instituts de sondages et les médias tous proche de SARKO, qui ont déja choisi deux candidats de convenance pour mettre en face de SARKO en 2012. Cette fois çi, c'estterminé

Le Lun, 26/05/2008 - 10:26

Je suis d'abord désolé de ne pouvoir venir Dimanche prochain, mais je suis tout à fait d'accord avec les idées de Claude et de Laurent et de Martine sans doute.

Comme beaucoup, si les orientations de la tête de notre partie ne consistent qu'à se regarder comme certains dans la glace, de continuer d'être avec l'air du temps, l'égotisme de certains me dégoutant quelque peu, ils ne sont pas le centre du monde (cf. Bertrand et Ségolène). donc si celà continue ainsi je n'ai plus de fonds à donner à un partie SARKOZY II.
Non le libéralisme n'est pas la pensée unique: on va finir par en crever.Ras le bol de cette société de m..... tout pour les riches et que les pauvres crèvent!!!! EN CONSEQUENCE DANS CE CAS JE QUITTERAIS CE PARTIE DE DROITE pour aller voir ce qui se passe à LO ou à LCR

Amitiés d'un socialiste qui compte sur les personnes de votre valeur pour imposer leurs idées à la tête de mon partie d'adoption.

Le Lun, 26/05/2008 - 10:23

Bonjour,

Je souhaite être inscrit au
RASSEMBLEMENT NATIONAL DU PÔLE DES RECONSTRUCTEURS
DIMANCHE 1er JUIN 2008

afin de participer aux frais je m'engage à faire un chèque de 20 euros.
Les premiers sujets qui m'interessent :
La DEMOCRATIE au sein du PS :
- Mode d'élection des instances
- La représentation d'une instance N
vers une instance N+1 et inversement.

L'ECOLOGIE :
- EAU : La gestion, la sauvegarde et
l'interconnexion des bassins
hydrographiques.

L'EUROPE :
- Plus de cohésion et de démocratie,
vers un pouvoir réellement élu par
les citoyens,retour de la BCE dans
ce pouvoir élu SINON
envisager une sortie et des
partenariats.

A bientôt de vous lire
Patrick Warnier - patrickwarnier@wanadoo.fr

Le Dim, 25/05/2008 - 19:30

Bonjour,

J'aurais aimé participé à ce rassemblement national du pôle des reconstructeurs, mais la distance et le coût pour me rendre à Paris m'y ont fait renoncer.
Néanmoins, je souhaite que cette journée soit porteuse d'espoir et de renouveau.
J'avoue, qu'en ma qualité de fidèle électrice socialiste, me perdre dans ces différents mouvements qui se créent tel celui de Gauche Avenir ou du vôtre.
Le combat qui s'opère à présent entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal ne laisse en rien présager de positif pour le Parti Socialiste, si ce n'est un triste spectacle narcissique dont notre pays se passerait volontiers.
Nous sommes un certain nombre, las de nous rendre aux urnes sans motivation si ce n'est celui de voter pour le moins pire mais non pour une société plus juste.
Lors des dernières élections présidentielles, il eut été facile de mettre à mal notre nouveau président dont les failles sont visibles et audibles pour un simple citoyen conscient des dangers que sa candidature présentait.
Mais il en a été autrement au Parti Socialiste, tant par sa candidate insipide que par les dirigeants socialistes qui n'ont guère montrer de réactivité et d'enthousiasme.
Nous avons l'impression que d'être socialiste ne repose sur aucune valeur dont ce mot est à l'origine, qu'il n'y a plus de société à reconstruire alors qu'elle se délabre au quotidien et que nos libertés et nos acquis se désagrègent au nom d'une mondialisation, prétexte à ce vaste ouragan sur nos principes " Liberté, Egalité, Fraternité".
Sans doute est ce le fait que cette politique ultra-capitaliste, basée sur l'argent roi, profite aux élu(e)s, leur faisant oublier les effets dévastateurs pour une majorité de citoyens.
Faut-il pour autant s'absoudre de mettre en oeuvre ce pour quoi ils ou elles sont élu(e)s ?
Il est vrai que l'individualisme touche chaque catégorie sociale et que l'esprit collectif ne veut plus rien dire à présent, comportement egocentrique qui se retrouve en chacun de nous.
Afin de remettre un juste équilibre dans les esprits égarés, est de faire renaître une gauche digne de ce nom et non un simulacre teinté d'une once de socialisme, d'une bonne louche de blairisme, d'une grosse cuillérée de sociale-démocratie (quel sens à ce mot ? mystère), d'un cumulus de centrisme, et bien entendu couronné par une portion de droitisme.
Tout ce magma ne signifie plus rien en terme d'espoir et de reconstruction.
Il faut certes avoir de l'ambition pour accéder aux plus hautes fonctions de l'Etat, mais cette ambition doit être motivée pour le Peuple et non pour on ne sait quelle flatterie personnelle.
Le cirque est un charmant divertissement mais il ne doit pas être joué par les politiques, il y a des professionnels pour cela et de bien meilleure qualité.
Je doute fort que le congrès du Parti Socialiste débouche sur un candidat à la hauteur de la mission, sans oublier la guerre interne qui va se livrer en petites phrases assassines plutôt que de combattre enfin les inégalités et les mesures anti-sociales qui se mettent en oeuvre.
Pour ma part, ma confiance va vers Monsieur Fabius à qui je donnerais volontiers une seconde chance mais saura-t-il s'imposer face à cette cacophonie narcissique ?

Amitiés socialistes (pour moi, elles sont une réalité au quotidien dans mon comportement)

Isabelle31

Le Ven, 23/05/2008 - 15:41

Si je prends pour acquis les déclarations des uns ou autres éléphants, lionceaux ou je ne sais quel autre animal, la période arrêtée pour le congrès de Reims en novembre prochain devrait permettre une diminution des températures de façon significative tant le bouillonnement des esprits devient alarmant. A quelques mois du congrès, nous assistons à une course sans fin vers la droite.

Souvenez-vous, Manuel Valls ancien collaborateur de Jospin était le premier à prôner une orientation libérale. "Je veux aider à concilier la gauche avec la pensée libérale", proclamait le député-maire d'Evry. Ou encore "Les anglo-saxons ont une souplesse que nous Français, nous latins, n'avons pas toujours", soulignait-il, louchant vers Tony Blair et les démocrates américains. Il proposait même de changer le nom du parti socialiste. Un peu comme la femme qui tente d’enlever désespérément cette tâche sur son tailleur "Chanel" pour ne pas mourir de honte en société.

A sa manière Manuel Valls est cohérent. Changer le contenant n’altère en rien le contenu sauf à modifier également celui-ci !

A ce jeu là, il n’est pas le seul. Lundi soir dans l’émission "Mots Croisés" de France 2, Vincent Peillon vient de faire des déclarations époustouflantes pour un socialiste. Il vient, d'un coup, approuver le service minimum dans l'Education nationale et les 10000 suppressions de postes. Comme aime le dire si bien son chef de file "juste" pour mieux s'afficher "responsable" et "moderne"... Effaçant ainsi d’un trait ses propos du 22 avril dernier sur iTélé

http://web.mac.com/vincent.peillon/iWeb/Site/Accueil/22144AD7-C78A-4FFF-84DF-7415F939FBF5.html

Cela devient l'opération "Plus à droite que moi, tu meurs !" Ainsi notre camarade Vincent Peillon, porte-drapeau de Ségolène Royal déclarait : "Faire un service minimum n'est pas dérangeant" annonça-t-il.

-Vous êtes donc plutôt pour ?, s'étonna l'animateur, Yves Calvi.

VP : "Je pense oui. Le vrai problème, ce n'est pas les 10000 postes. Tous ceux qui connaissent ce dossier savent que ce n'est pas la question. D'ailleurs, Sarkozy en demandait plus de 20000. La question, c'est d'être capable de dire ce qu'on fait de l'éducation dans ce pays, et comment après, effectivement, on va soustraire ces 10000 postes."

L'animateur s'en trouva estomaqué :

Y. Calvi : "Si successivement vous nous dites que vous êtes d'accord sur le service minimum et sur les réductions d'effectifs alors là, je dois dire, la gauche est en train de beaucoup évoluer dans ce pays ! "

-"Ecoutez, ça me semble une évidence", confirma Vincent Peillon. " Il regrettait la "méthode du gouvernement", "des "erreurs de communication", mais il appuyait les mesures.

Les deux duettistes jouent le même numéro sur les retraites.

" Bien sûr, il faut faire des réformes. Il faut savoir être courageux ", dixit Vincent Peillon.

Et aussitôt Manuel Valls reprend : " Nous aurions dû être plus clairs et plus courageux en 2003 au moment de la réforme Fillon, nous aurions dû soutenir les initiatives de la CFDT et de François Chérèque ".

Pendant la grève des cheminots, le même louait les " syndicats courageux" qui appellent à la reprise du travail. Lorsque le député d'Evry conclut que, au PS, " le courage aurait dû nous conduire à mettre tout de suite en œuvre le chantier de la rénovation, de la refondation", on devine que les acquis du Conseil National de la Résistance seront défendus avec hargne...

Dans ce concert d’une stratégie à tout va le maire de Paris vient y apporter sa touche personnelle avec son livre " De l'audace", pour mieux asséner derrière : " je suis libéral". Visiblement pour certain la "rénovation" est synonyme de renoncement. Renoncement aux principes qui fondent le socialisme, renoncement à notre histoire, à notre culture. D’ailleurs, ces personnes ne montent plus à l’assaut contre les excès du libéralisme mais contre le marxisme. L’ennemi ne serait plus la droite mais "la dégénérescence stalinienne" ! Pourtant, la reconnaissance de l’économie de marché ne résulte pas de la nouvelle Déclaration de principe. Les socialistes ont reconnu l’économie de marché dès les années quatre vingt ! Par contre, au congrès de Lille ils ont rejeté toute dérive droitière.

Alors d’où vient cette volonté saugrenue d’apporter une nouvelle définition du socialisme ou du moins d’associer au libéralisme le socialisme ? Cette démarche est-elle conforme au concept jaurésien "’d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ? " A mon humble avis, non ! L’évolution si tant est qu’elle existe repose non seulement sur l’abandon dans la nouvelle Déclaration de Principe de la notion de "révolutionnaire" mais aussi à une forme de renonciation pour ne pas dire de "soumission". Les cadres du PS refusent d’affronter les bénéficiaires de la rente. Pour les Valls, Peillon, Montebourg, Dray, Moscovici l’accumulation de méga-profits et /ou des dividendes astronomiques n’est plus ou ne sont pas choquant. La destruction des emplois au profit du capital est devenue une norme tolérable et acceptable. En réalité, ces "ténors" du parti donnent des gages d’allégeance au pouvoir financier. D’ailleurs, à l’exception de Laurent Fabius aucun(e) des prétendants au poste de Premier Secrétaire ne dénoncent les licenciements massifs ni les fermetures d’usines encore moins l’absence de distribution de la richesse produite. Pour s’en convaincre il suffit de faire un tour sur leurs sites internet. Même les anciens trotskystes Dray, Moscovici, Cambadélis ne se révoltent pas devant les excès du nouveau capitalisme !

Par conséquent, chaque soumission à l'ordre est convertie en une preuve d'« audace », de « courage ». Un " courage" qui ne conduit jamais ces téméraires à affronter comme le disait Mitterrand "les forces de l'Argent".

Tout cela pour aboutir à un résultat, se déclarer de gauche aujourd'hui, est devenu anxiogène même si on n’est pas un antilibéral.

Jean-Marie Mendy
Section Aumale

Le Mar, 13/05/2008 - 12:01

En tant que simple citoyen, dont le coeur bat à gauche, je pense qu'il est temps de reconstruire une nouvelle gauche, avec toutes les bonnes volonté, et d'arrêter cette guerre des chefs qui ne profite qu'à nos adversaires de droite !

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