Reconstruire la gauche

Rassembler à gauche

Laurent Fabius Point Net

Intervention de Claude Bartolone au Conseil National du Parti socialiste

samedi 12 mai 2007

Chers camarades, nous aurions tous préféré que ce conseil national se déroule dans une tout autre ambiance, et bien entendu, il nous faut tenir compte qu’il nous reste maintenant cinq semaines, c’est cinq semaines qui séparent les élections présidentielles des élections législatives.

Dans le même temps, il faut tenir compte que ce délai sera encore plus réduit que nous ne pouvons l’imaginer, car à partir du 16 mai, nous le savons les uns et les autres, nos mots, nos arguments, notre argumentation vont buter contre la réalité des images, celle de Chirac quittant l’Élysée, celle de Sarkozy y arrivant, celle du Premier ministre et de son pedigree, celle de l’ensemble du gouvernement, et peut-être son ouverture sur laquelle je reviendrai dans quelques instants.

Lun, 14/05/2007 - 10:52

Guillaume Bachelay: La face cachée du socialisme

Tribune publiée le 12 mai 2007 dans Le Figaro

«Rénovation », « re- construction », « re- fondation » : au parti socialiste, depuis la défaite, chacun s'imagine en architecte. Mais pour l'heure, des archéologues seraient plus utiles pour comprendre l'origine de nos désillusions.

Qu'il faille un leader rassembleur et sérieux, c'est entendu. Que le PS soit plus qu'une belle machine électorale, c'est souhaitable. Qu'il doive occuper tout le champ de la gauche depuis les antilibéraux jusqu'aux sociaux-démocrates, sans être l'otage des gauchistes ni la béquille des centristes, c'est recommandé. Reste le hic principal : pourquoi peine-t-il à accéder aux responsabilités depuis qu'on l'a vu à l'oeuvre ?

Dim, 13/05/2007 - 11:38

Claude Bartolone : "Ne refaisons pas les erreurs de l'entre-deux-tours"

Interview publié par le journal Le Figaro, le 9 mai 2007. Propos recueillis par Myriam Lévy

LE FIGARO. - Le bureau national a décidé que la campagne des législatives serait menée de façon collective. Qu'est-ce que cela signifie ?

Claude BARTOLONE. - Cela signifie que les socialistes veulent affronter les élections législatives rassemblés. Nous le devons à ces militants, ces électeurs qui ont été assommés par le résultat de l'élection présidentielle et qui attendent du PS qu'il réagisse et non qu'il se divise. Après un tel choc, il faut faire bloc. Rassemblés, nous présenterons une plate-forme prenant en compte notre échec, mais qui ne peut être présentée comme le ­troisième tour de l'élection présidentielle.

Mer, 09/05/2007 - 14:15

Parti socialiste : quelle refondation ?, par Henri Weber

Tribune publiée par le journal Le Monde, le 8 mai 2007.

Le résultat de l'élection présidentielle impose sans doute au Parti socialiste de repenser sa stratégie d'alliance. Mais, plus encore, il lui impose de se transformer lui-même.

Les partis de la "gauche radicale" et les Verts pèsent davantage que les scores lilliputiens qu'ils ont obtenus le 22 avril ; ils n'en traversent pas moins une crise profonde et durable. Le "mouvement démocrate" de François Bayrou se heurtera à l'"UDF maintenue", alliée à l'UMP au sein de la majorité présidentielle et au gouvernement. Il pâtira du scrutin majoritaire à deux tours, propre à nos institutions, qui lamine le centre et pousse à la bipolarisation gauche-droite.

Mar, 08/05/2007 - 18:08

Henri Weber: le Mai 68 de Nicolas Sarkozy

Texte publié dans Le Figaro, le 4 mai 2007

En 1968 la jeunesse scandait : "l'imagination au pouvoir". Trente-neuf ans plus tard, Nicolas Sarkozy invente un Mai 68 imaginaire. Il impute aux célèbres "Evènements" la responsabilité de tous les maux qui nous assaillent, jusqu'à et y compris, les parachutes en or et les retraites-chapeau que s'accordent certains de nos managers. Convoquer des évènements vieux de quarante ans pour expliquer nos difficultés actuelles est particulièrement inepte. C'est comme si l'on imputait à l'affaire Dreyfus la responsabilité de notre "étrange défaite" de 1940.

Lun, 07/05/2007 - 10:21

Laurent Fabius: 48 heures pour convaincre et faire gagner la gauche !

Nous sommes à quelques heures d’une échéance électorale décisive. Dimanche 22 avril, il y aura douze candidats, mais deux chemins possibles : celui du conservatisme brutal avec le candidat de l’UMP, celui du changement à gauche avec Ségolène Royal.

Beaucoup de nos compatriotes sont encore indécis. C’est pourquoi ces derniers instants de campagne sont importants. Ils feront l’élection. Jeudi soir à Toulouse auprès de notre candidate, vendredi en campagne dans le Lot et en Haute-Garonne, dans ma circonscription de Seine-Maritime aussi, partout, mon message est simple : le seul bulletin de vote du changement, c’est le bulletin socialiste.

J’appelle chacune et chacun à se mobiliser. La gauche peut et doit gagner. Pour cela, elle a besoin de toutes les énergies. Il n’y a de victoire que collective.

Laurent Fabius

Cliquez ici pour consulter le dossier consacré aux interventions de Laurent Fabius dans la campagne présidentielle.

Conformément à la législation électorale ce site restera accessible les 21 et 22 avril 2007, mais aucune mise à jour n’y sera effectuée. Les forums seront fermés du samedi 21 avril à 0h au dimanche 22 avril à 20h.

Jeu, 19/04/2007 - 14:14

Henri Weber : Le fond de l'air est rose

L'aspiration à l'ordre prouverait que le pays a basculé à droite. L'analyse idéologique de la campagne montre l'inverse. Tribune publiée par Libération

Comment se présente le paysage idéologique français ­ le PIF ­ en cette veille d'élection présidentielle ? «La France a basculé à droite, se réjouissent les leaders de l'UMP, la droite domine idéologiquement et politiquement.» Ce diagnostic ­ partiel et partial ­ n'est corroboré ni par les urnes ni par les enquêtes d'opinion. Les socialistes ont gagné spectaculairement les élections régionales (20 régions sur 22) et européennes (30 % des suffrages) en 2004. La droite libérale a perdu, non moins spectaculairement, le référendum du 29 mai 2005. Les enquêtes d'opinion attestent, certes, qu'une majorité de Français aspire au respect de la loi et au rétablissement de l'autorité de l'Etat. Comment en serait-il autrement au terme des «années Sarkozy», qui ont vu la montée des violences contre les personnes et l'embrasement des banlieues ? Mais cette aspiration ne signifie pas que les Français souhaitent un retour à l'ordre moral répressif d'avant Mai 68, et encore moins à l'exercice autoritaire du pouvoir. 61 % d'entre eux se prononcent contre le rétablissement de la peine de mort, 78 % pensent que «l'homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité» ; 66 % sont favorables au vote des étrangers non européens aux élections locales (1). La demande de règles et d'autorité n'est pas en soi le signe d'un «virage à droite» du corps électoral. Tout dépend de l'ordre espéré, et pour l'immense majorité des électeurs, il s'agit de l'ordre démocratique et républicain.

Mar, 17/04/2007 - 16:20

Laurent Fabius bat la campagne pour la candidate socialiste

Article publié par la Voix du Nord à l’occasion d’un déplacement de Laurent Fabius au Quesnoy.

Le centre Lowendal était comble hier soir au Quesnoy et devant un parterre de plusieurs centaines de sympathisants et de militants socialistes, Laurent Fabius est venu soutenir Ségolène Royal à la présidentielle.

Le teint hâlé, le costume parfait, Laurent Fabius a serré énormément de mains hier soir. À commencer par les employés de l’hôpital Léon-Schwartzenberg qu’il a visité et par quelques patients. Sur l’invitation du député Christian Bataille, et aux côtés du premier secrétaire de la fédération socialiste du Nord, de Freddy Dolphin, maire, et du sénateur Paul Raoult, Laurent Fabius n’a pas manqué de saluer les militants de la salle du centre Lowendal, debout pour l’accueillir.

Ven, 13/04/2007 - 13:55

Marie-Noëlle Lienemann: l’Augmentation des salaires et des Smic est une priorité

Pendant que nous battons les estrades en faveur d’un Smic à 1500 euros, le plus vite possible, avant la fin de la prochaine législature, et que nous avons beaucoup agi pour que cet objectif soit retenu dans le programme présidentiel, nos voisins allemands sont eux aussi en pleine effervescence sur ce sujet majeur! En effet, les sociaux-démocrates allemands du SPD souhaitent obtenir la création d’un salaire minimum garanti dans leur pays et cela crée des remous importants dans la grande coalition qui a été réalisée autour de la chancelière Angela Merckel.

Le président du SPD veut mettre « la création d’un SMIC » au cœur de sa prochaine campagne législative. C’est un véritable changement dans une Allemagne qui a toujours répugné à définir par la loi et la décision publique des standards sociaux, privilégiant la négociation sociale.

Ven, 13/04/2007 - 13:53

Guillaume Bachelay: "Non, la gauche n'est pas morte !"

Tribune de Guillaume Bachelay, membre du Conseil national du PS, publiée par Le Figaro.

Si on en croit les sondages, l'étiage électoral de la gauche serait au plus bas. Ce qui n'est à ce stade qu'une prédiction - faut-il rappeler que les Français n'ont pas encore voté ? - a un double impact. Sur nombre d'électeurs, la nouvelle fait l'effet d'un uppercut. Difficile d'entraîner quand, chaque jour, une enquête d'opinion prédit 36 % et des poussières d'intentions de vote à la gauche et à l'extrême gauche.

Surtout quand l'actualité, d'Airbus aux négociations de l'OMC, exprime un besoin de résistance au tout-financier. Au plan idéologique, l'heure serait à la droitisation de la société française, sur fond de rapport de forces plus favorable que jamais au capitalisme. Les socialistes et leurs alliés, en retard d'une époque, ne seraient plus que des « anti » : antilibéraux, antiréformes, bref antiréel. En face, la droite « décomplexée » pourrait célébrer l'adaptation à la mondialisation et les intérêts de l'individu.

Mer, 21/03/2007 - 13:15