Reconstruire la gauche

Rassembler à gauche

Laurent Fabius Point Net

Le dumping social et fiscal plombe l'Europe

Tribune publiée dans La Tribune par ÉLOI LAURENT, ÉCONOMISTE À L'OFCE ET MAÎTRE DE CONFÉRENCE À SCIENCES PO ET JACQUES LE CACHEUX, DIRECTEUR DU DÉPARTEMENT DES ÉTUDES DE L'OFCE ET PROFESSEUR DES UNIVERSITÉS À L'UNIVERSITÉ DE PAU-PAYS DE L'ADOUR.

Dans le brouhaha du contexte électoral français, l'Allemagne s'est rapprochée ces dernières semaines un peu plus de la décision historique visant à abaisser le taux d'imposition de ses sociétés (au niveau national et local) de plus de10 points, d'environ 40 % aujourd'hui à moins de 30 % au 1er janvier 2008 (en dessous des taux français et italiens). Après avoir simultanément augmenté la TVA et baissé les cotisations sociales en janvier (la fameuse " TVA sociale"), il ne fait plus guère de doute que la plus grande économie de l'Union européenne a fait de la concurrence sociale et fiscale sa stratégie de croissance.

Ven, 08/06/2007 - 17:22

La gauche décomplexée: qu'est-ce que c'est?

Voici un document de travail pour lancer la réflexion sur les orientations du Parti socialiste. Merci de laisser vos remarques, commentaires et réactions dans le forum.

Cliquez ici pour télécharger ce document au format PDF

Être de gauche, c’est d’abord assumer ses valeurs (la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la justice, le progrès scientifique et moral, l’internationalisme) et affirmer une méthode (la volonté, la responsabilité, la démocratie). Elles n’ont pas pris une ride. Pour nous socialistes, pour préparer le monde de demain, il ne s’agit pas d’abandonner ce que nous croyons, ni de renoncer à notre démarche, mais de les revendiquer sans complexe. Face au capitalisme financier mondialisé, face aux périls environnementaux, face aux inégalités planétaires, face aux nouveaux conflits, face au sous-développement, nous n’avons pas à nous excuser d’être de gauche. Au contraire, ce sont les désordres du monde qui nous renforcent dans notre volonté de le transformer.

Jeu, 31/05/2007 - 17:45

"Une saine colère"

Tribune publiée par Luc Derai, Rodolphe Kauffmann, Yann Aubry dans Marianne.

La gauche a, comme en 2002, ratée un nouveau rendez-vous avec l’histoire.

Elle a perdu car elle a cru que la forme l’emporterait sur le fond, le sondage sur le citoyen, la tactique sur la stratégie. Elle a perdu alors que nous ne devions pas perdre.

Face à cet état de fait, nous sommes en colère, nous, cadres socialistes venant de divers sensibilité du Parti socialiste. Et nous avons décidé de faire valoir notre point de vue sur le sens de la défaite sévère que nous venons de vivre et sur les jalons à poser pour la gauche de l’avenir.

Mar, 29/05/2007 - 16:36

Selon l'Institut BVA, la France ne s'est pas « droitisée »

Article paru dans Les Echos, le 22 mai 2007.

Les résultats de la présidentielle seraient trompeurs pour BVA, qui continue de penser que le rapport de force idéologique penche du côté de la gauche. Ce que Nicolas Sarkozy aurait parfaitement intégré en proposant un gouvernement « d'ouverture ».

 

A quatre semaines des élections législatives, tous les instituts de sondage prédisent une nette victoire de l'UMP, voire un raz de marée. Et pourtant, « contrairement à l'impression que pourraient donner les résultats de l'élection présidentielle, la France ne s'est pas droitisée », affirme Gaël Sliman, directeur adjoint de BVA Opinion, qui vient de passer au crible six mois de résultats et d'attentes des Français. Si l'on regarde les attentes des électeurs, leurs valeurs et même leurs affinités partisanes, « l'état des forces idéologiques dans le pays penchait même encore assez nettement à gauche avant le 1er tour », avance-t-il. En décembre dernier, quelque 54 % des électeurs se disaient « proches de la gauche », contre 46 % de la droite. Quand on leur demandait, mi-novembre, de qui ils « souhaitaient » la victoire, 41 % contre 30 % répondaient que c'était « celle du candidat de gauche ». Quand on faisait la liste de leurs préoccupations, les sujets sociaux - emploi, pouvoir d'achat, précarité, éducation - arrivaient devant la sécurité et l'immigration. Et ils faisaient alors nettement plus confiance au PS qu'à l'UMP pour y répondre.

Mar, 22/05/2007 - 21:06

Argumentaire: Ne pas confondre débauchage et « ouverture »

« L’ouverture », c’est la trouvaille du nouveau pouvoir pour semer la confusion. Les socialistes et la gauche doivent dissiper ce rideau de fumée ! Il n’y a aucune raison d’appeler « ouverture » ce qui n’est que débauchages individuels.

Soyons précis. Ouvrir et s’ouvrir, c’est s’entendre sur un projet politique commun. Ce n’est pas ce que recherche M. Sarkozy. Il cherche à débaucher des personnalités de gauche, ayant parfois flirté avec le centre voire le centre-droit, en leur offrant des postes ministériels, ou assimilés, mais en leur demandant d’appliquer en retour son projet, ses idées et ses méthodes. Bref « rejoignez-moi, mais renoncez à ce que vous pensez » ! Pour ceux qui accepteraient de se faire les complices de cette opération, il s’agirait d’un véritable reniement.

Mar, 15/05/2007 - 17:53

"Rassembler à gauche" se mobilise pour les législatives

« Rassembler à gauche » autour de Laurent Fabius se lance, aux côtés de tous nos candidats, dans la bataille des législatives. Pas question pour nous de faire le jeu de la droite en provoquant la division des forces socialistes. Un seul objectif : se rassembler pour obtenir le plus grand nombre de députés socialistes. C'est notre responsabilité pour pouvoir, demain, lutter contre la politique de la droite et défendre tous ceux qui seront les victimes du pouvoir UMP.

A partir du 15 mai, retrouvez l’argumentaire quotidien de « Rassembler à gauche » et toutes nos interventions.

Mar, 15/05/2007 - 17:43

Intervention d'Henri Weber au Conseil national du Parti socialiste

12 mai 2007

Chers Camarades,

Nous avons vécu douloureusement notre défaite du 6 mai dernier, d'autant que nous avions de nombreux atouts en main.

- Le bilan particulièrement calamiteux de la majorité sortante.
- La volonté des électeurs de sanctionner la droite.
- La droitisation de la campagne de Nicolas Sarkozy, en mars-avril 2007, en vue de récupérer les voix de Le Pen, qui a poussé les démocrates, bien au-delà de la gauche, à lui faire barrage.
- Le souvenir du 24 avril 2002, qui incitait les électeurs de gauche à aller voter et à voter utile.
- La prééminence aussi des thèmes économiques et sociaux, dans les préoccupations des Français, et non de celui de la sécurité, comme en 2002.

Mar, 15/05/2007 - 17:20