Reconstruire la gauche

Rassembler à gauche

Laurent Fabius Point Net

MOTION POUR LE CONGRES DE REIMS: CHANGER LA GAUCHE POUR CHANGER LA FRANCE

Présentée par Martine Aubry et de nombreux signataires membres des instances nationales, responsables fédéraux, élus et militants du Parti socialiste.

- Cliquez ici pour consulter le texte de la motion avec la liste des principaux signataires (24 pages)

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Lun, 29/09/2008 - 18:20

Les chantiers d'Aubry, par Henri Weber

LE MONDE DU 08.12.08

Malgré le calamiteux congrès de Reims, et la séquence d'autodestruction qui s'est ensuivie, le Parti socialiste conserve toutes ses chances de s'imposer comme le parti leader de la gauche dans le système politique bipolaire de la Ve République.

Il y a place, dans notre pays, pour une extrême gauche qui oscillerait, au gré des circonstances, entre 5 % et 12 % des voix, tous partis confondus. Il y a place pour un parti vert, et, sans doute aussi, pour un petit parti centriste d'opposition au sarkozysme. Mais le Parti socialiste peut et doit occuper tout l'espace de la gauche réformiste : des altermondialistes aux chrétiens sociaux et aux républicains de progrès. Il s'est éloigné, à Reims, de l'objectif qu'il s'était donné et qu'il avait atteint aux élections municipales et cantonales de mars : devenir un parti qui rassemble par ses seules forces au moins 30 % à 35 % des électeurs, comme le font la plupart de ses homologues européens. Mais cet objectif reste à sa portée : les réponses à la crise économique d'une exceptionnelle gravité qui nous frappe sont de nature social-démocrate, non de facture néolibérale ou "communiste révolutionnaire". Elles passent par un retour en force de la puissance publique et de la négociation collective dans la vie économique et sociale, à tous les niveaux : local et national, bien sûr ; mais aussi européen et mondial.

Lun, 08/12/2008 - 15:38

Henri Weber - Sommet socialiste de Madrid : Pour un keynésianisme du XXIe siècle

Avec la guerre en Géorgie, et surtout la crise économique d'une exceptionnelle gravité, dans laquelle nous sommes entrés, le besoin d'Europe est redevenu impérieux.

Il avait cessé de l'être après la disparition de l'Union soviétique et le triomphe de l'idéologie néolibérale, dans la deuxième moitié des années 1990. Pourquoi consentir de nouveaux abandons de souveraineté, pensaient une majorité de « décideurs » si l'Armée Rouge ne menace plus nos frontières et si le libre jeu des mécanismes du marché permet la meilleure allocation des ressources ?

Dans un monde qu'ils croyaient durablement prospère et pacifié, les dirigeants européens s'employaient, sur le plan économique à faire respecter la stabilité monétaire et la "concurrence libre et non faussée"; sur le plan géopolitique à exercer le "soft-power" -diplomatie, négociations-, en complément du "hard power",- guerres préventives ou punitives -, laissé principalement à "l'hyper-puissance" américaine. Les optimistes parlaient de la "Fin de l'histoire", les pessimistes du "Choc des civilisations" (mais pour le conjurer !).

Lun, 01/12/2008 - 17:00

Les trois batailles: discours de Laurent Fabius au Congrès de Reims du Parti socialiste


Intervention de Laurent Fabius au Congrès de Reims

Chers Camarades,

J'ai comme chacun d'entre vous écouté la diversité des orateurs. Je sais que chacun d'entre vous attend que nous puissions trouver au moins une majorité. J'ai constaté en écoutant les différentes interventions depuis hier qu'un point au moins parmi nous fait l'unanimité : nous devons nous tourner vers les Français. C'est ce que je vais faire en parlant de la crise.

Lun, 17/11/2008 - 16:45

Tsunami financier : la réplique idéologique, par Henri Weber

La cause première, quoique lointaine, de la crise financière et économique que nous vivons est idéologique : à la fin des années 1970, l'idéologie libérale, longtemps discréditée et marginalisée après la Grande Dépression des années 1930, a fait un retour en force. Milton Friedman, Friedrich Hayek ont évincé Keynes et sa descendance dans la pensée économique dominante. La critique de la faillite de l'Etat et de sa bureaucratie l'a emporté sur la critique des carences du marché. Dans sa forme moderne, le néolibéralisme repose sur deux postulats : le premier affirme que le libre jeu des marchés permet la meilleure allocation des ressources et la croissance optimale de l'économie. Le second, que les marchés sont doués de capacités autorégulatrices qui rendent l'intervention de la puissance publique dans la vie économique, non seulement inutile, mais encore nuisible.

Mer, 01/10/2008 - 17:59

Intervention de Martine Aubry au Conseil national du PS du 23 septembre 2008

Chers camarades,
Nous voulons « changer à gauche pour changer la France ».
Le titre de notre motion, ce sont les militants qui l’ont trouvé.
Dans les sections et les fédérations, ces dernières semaines, que nous ont-ils dit, j’allais dire que nous ont-ils crié : « de changer le parti socialiste », « de le changer en étant fiers de nos valeurs », « pour demain changer la France ».
Oui, nous devons changer.
Car nous vivons, -personne n’en doute plus- la fin d’une époque, la fin d’un système.
Ouvrons grands nos yeux et nos oreilles.

Il s’en est passé des choses depuis notre dernier congrès il y a trois ans.

Lun, 29/09/2008 - 18:05

RECONSTRUIRE A GAUCHE

CONTRIBUTION GENERALE AU CONGRES DE REIMS

Présentée par Laurent Fabius et de nombreux signataires membres des instances nationales, responsables fédéraux, élus et militants du Parti socialiste.

Cliquez ci-dessous pour consulter:

- Le texte de la contribution avec la liste des principaux signataires (26 pages)

- La liste des signataires

- Le résumé (4 pages)

- 10 propositions pour favoriser le retour de la puissance publique (sélection de quelques propositions de la contribution - 1 page)

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Mer, 24/09/2008 - 11:17

Les collectivités doivent préserver leur pouvoir d’achat

Interview d’André Laignel, le Président de l’Observatoire des Finances Locales, parue dans Les Echos le jeudi 18 septembre 2008

« Les collectivités doivent préserver leur pouvoir d’achat ».

Quelle lecture faites-vous du projet de loi de finances pour 2009 ?

Hélas, le supplice du garrot dont j’avais parlé il y a deux ans lors du plafonnement de la taxe professionnelle se vérifie. Depuis l’an dernier, la croissance ne rentre plus dans le calcul des dotations de l’Etat aux collectivités locales et, en 2009, l’inflation ne serait plus prise en compte avec le tour de passe-passe qui se met en place. Après avoir commencé par nous dire que l’inflation serait de 2% en 2009, ce que personne de sérieux ne peut croire, on va en effet introduire le FCTVA dans l’enveloppe normée des dotations de l’Etat. De fait, on va se retrouver avec une évolution moyenne au mieux de 0,4% pour une inflation estimée proche de 4% pour les collectivités territoriales. A cela s’ajoute la baisse massive de la plupart des subventions. Certains secteurs sont sinistrés. Sur la jeunesse et les sports, il n’y a pratiquement plus un sou pour les collectivités locales.

Jeu, 18/09/2008 - 16:43

Henri Weber: le parti socialiste français doit jouer un rôle d'avant-garde dans la refondation du socialisme européen

Discours d'Henri Weber devant la Fédération du Pas-de-Calais Bruay, le 8 septembre 2008

Cher(e)s camarades,

Je suis heureux de me retrouver parmi vous ce soir, dans cette fédération du Pas-de- Calais qui fut le berceau de notre Parti, déjà centenaire, et reste sa fierté par ses réalisations et ses succès.

Je viens vous présenter la contribution "Reconstruire à gauche", signée par Laurent Fabius et de nombreux parlementaires, élus locaux et militants.

Cette contribution partage beaucoup d'analyses et de propositions qui ont été évoquées par ceux qui m'ont précédé à cette tribune. C'est bien normal, après tout nous sommes tous socialistes, européens, internationalistes. Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise.

Mer, 10/09/2008 - 18:23

"Camarades, encore un effort pour être socialistes !" par Marylise Lebranchu et Didier Migaud

Point de vue paru dans Le Monde le 10 septembre 2008

Comme ministre de Lionel Jospin ou comme rapporteur général, nous n'oublions pas que nous avons travaillé ensemble, pour l'intérêt général, entre 1997 et 2002. Nous souhaitons, avec d'autres, reproduire cette expérience au sein même du Parti socialiste, comme nous n'avons jamais cessé de le faire à l'Assemblée nationale.

Nous avons, c'est notamment ce qui nous différencie d'autres militants socialistes, la conviction qu'il faut éviter la présidentialisation du PS et ne pas changer sa nature et son rôle irremplaçable pour l'action collective. Nous avons en revanche la certitude que c'est en travaillant sur le fond que le PS redeviendra la première force politique de France.

Mer, 10/09/2008 - 16:14